
Rio de Janeiro, Brésil – 5 jours
Voyage effectué en janvier 2025.
Ce qu’il faut savoir avant de partir:
Les Cariocas: Nous avons trouvé les Cariocas (gentilé des résidents de Rio) bien sympathiques. Ville avec une population très mixée; l’harmonie semble bien présente.
Devise: Au Brésil, la devise est le rais$. La valeur est d’environ 4 rais$ pour 1$CA. Il est bon d’avoir de l’argent comptant mais bien franchement, pratiquement partout la carte bancaire est acceptée.
Langue: La langue parlée est le portugais. L’anglais est compris et parlé que dans les endroits touristiques. Et le français? Pas du tout! Les racines latines communes nous permettent par contre de faire des liens mais sans plus.
Hôtel: L’hôtel choisi est le Orla Copacabana Hotel (https://www.orlahotel.com.br). Hôtel très bien situé; au bout de la plage de Copacabana et tout près de la plage Ipanema. L’entrée et l’accueil sont très bien et la chambre super avec air climatisé. Une piscine plus aire de repos avec vue imprenable sur la plage de Copacabana s’ajoutent sur le toit. Ajoutons un centre de conditionnement physique, un sauna humide et un restaurant servant les déjeuners pour 50 rais$ pour deux personnes et on recommande vite cet hôtel. Les concierges ont tous été gentils, courtois et aidants. Ils ont à coeur notre bien-être ainsi que notre sécurité. Retourner à Rio (ce que nous aimerions bien faire), c’est certain que nous retournons à cet hôtel; pour l’emplacement, pour le service et pour le prix.
Nourriture: Nous avons très bien mangé à Rio. Deux mentions culinaires: les churrascarria et les pão de queijo. Le churrascaria est un restaurant de viande spécialisé dans les churrasco (grillades). La façon de procéder est simple: sur votre table, vous avez un carton côté vert, côté rouge. Lorsque les serveurs passent avec les grillades encore sur broches et que votre carton est au vert, on vous offre cette grillade. Pour arrêter, vous placez votre carton au rouge. Si vous aimez la viande, vous serez ravis à Rio. Les pão de queijo sont des petits pains au fromage. S’ils sont frais, essayez-les. C’est tout simplement délicieux! On vous informe aussi d’une boisson gazeuse typiquement brésilienne: Guaranà préparée avec le fruit du guaranà, une plante d’Amazonie. On vous suggère d’y goûter mais nous, on n’a pas eu besoin d’un deuxième essai! Pour ce qui est de l’eau potable, si vous voulez vous éviter des problèmes, ne buvez pas l’eau du robinet et évitez les légumes crus ou fruits sans pelure qui risquent d’avoir été lavés dans une eau non-conforme. Mais pour être francs, nous avons pris quelques risques comme par exemple les glaçons dans les bars et les restaurants et il ne nous est rien arrivé.
Pourboires: Il n’y a aucun pourboire à ajouter sur le paiement des factures de restaurants ou encore des taxis. Ils sont inclus dans les prix ou simplement ajoutés sur la facture (10%).
Sécurité: Rio… Vous entendrez peut-être beaucoup parler d’histoires sordides sur la (l’in)sécurité de Rio. Beaucoup d’appréhension avant notre départ mais très rassurés après y être allés. Nous n’avons pas eu de problème et n’avons pas eu peur une seule fois. Par contre, il faut rester prudents partout à Rio. N’affichez pas une richesse démesurée; cela veut dire de laisser vos apparats en or à la maison. Informez-vous à l’hôtel si ce que vous voulez faire est sécuritaire. N’allez pas dans les quartiers qui ne sont pas conseillés. Marchez là où il y a des gens. Si vous prenez des photos, soyez prudents; quelqu’un pourrait venir vous arracher votre téléphone. Passer 23h00 le soir, les risques de problèmes augmentent. Maintenant que tout ceci est dit, sachez que nous nous sommes sentis très bien à Rio et n’avons aucune appréhension à y retourner. Mais ne baissez jamais la garde; ainsi vous aurez du beau et du bon temps.
Transports: Les transports sont faciles et bien organisés partout où nous sommes allés. Prenez les informations nécessaires auprès du concierge de votre hôtel pour planifier vos déplacements. Un taxi est pratiquement toujours en attente devant les hôtels (à tout le moins le nôtre!). Nous sommes même allés en métro à une excursion sans problème… toujours avec l’accord du concierge de notre hôtel bien sûr!
Jour 1
Arrivée, Installation et Pão de Açúcar.
Nous sommes partis de Paraty en direction de Rio. Trajet est assez long (5heures incluant 2 arrêts pour manger et faire pipi). Nous passons près du traversier pour Ilha Grande. Si nous avions eu plus de temps, nous serions allés voir cette île qui semble être bien intéressante.
Le chauffeur nous descend à notre hôtel: Orla Copacabana Hotel (voir appréciation ci-haut).
Après avoir défait nos bagages, nous descendons au lobby afin de voir si l’hôtel offre des tours. On nous donne la liste et on compare avec les options trouvées dans différents blogs. Bon, parfois on se demande si les blogueurs sont sponsorisés… On croit que certains le sont car, pour notre première sortie, nous avons trouvé beaucoup mieux que les liens vers Viator, Tiqets ou GetYourGuide. Voici notre première expérience à Rio:
Pão de Açúcar (Pain de Sucre): Comme la journée est belle et que le ciel est dégagé, nous avons choisi d’aller tout de suite voir le Pão de Açúcar. Rocher monolithique et emblématique qui prédomine le paysage de la ville de Rio, le « monument » est tout simplement majestueux et vaut vraiment une visite. Nous avons pris un taxi pour nous y rendre et revenir (c’est le meilleur moyen, c’est abordable et sécuritaire). Nos lectures nous avaient proposé d’y aller en fin de journée pour le coucher du soleil. Nous le recommandons fortement! Le prix d’entrée est moins cher que ce qu’offrent les sites de revente; donc attendez sur place pour acheter vos billets. Ils promettent par contre qu’il n’y aura aucune attente. À l’heure où nous sommes arrivés (17h30), la file pour l’achat des billets n’était pas longue. Il semble y avoir un coupe-ligne pour les 60 ans et plus. Surveillez la ligne à gauche en arrivant; elle serait là; nous l’avons manquée. Quand nous sommes arrivés au guichet, un rabais de 50% pour les 60 ans et plus nous attendait. Les sites de revente de billets nous les proposaient à 272 Rais$ par personne et parce que nous avons des cheveux blancs assumés, nous les avons eus à 95 Rais$ par personne. Une très belle économie!
Pour accéder au sommet du Pain de Sucre, nous devons prendre deux téléphériques. Les installations sont excellentes. Au premier niveau, les vendeurs du temple nous attendent mais le tout est fait avec goût. Donc vous magasinez si vous voulez. Sinon, vous passez au deuxième téléphérique. Arrivés tout en haut, d’autres vendeurs y sont mais ça reste tout aussi gentil. Des deux paliers, la vue sur la ville de Rio est imprenable. On est quand même là pour ça!
Au deuxième pallier, Grand-Papa et Grand-Maman ont opté pour prendre une bière au Clássico Sunset Club Urca https://classicobeachclub.com. La vue sur la plage de Copacabana est magnifique, la bière et la nourriture sont bonnes car oui, nous avons aussi décidé de manger. Le tout à un prix fort raisonnable. Fortement recommandé!
Notre décision d’aller au Pain de Sucre pour le coucher du soleil a été la bonne mais nous avons quand même été bousculé par le temps car le parc ferme à 20h30. À recommencer, nous prendrions une ou deux heures de plus sur le site en arrivant plus tôt.


Capsule Adventice: Au niveau géologique, le Pain de Sucre est exactement comme le Mont-Royal (mais une fois et demi plus haut et moins évasé), c’est-à-dire une poussée de lave qui n’a jamais abouti à l’étape de volcan mais qui s’est dénudée par l’érosion.

Jour 2
Escadaria Selarón, Catedral São Sabastião, Monteiro São Bento, Quartier Santa Teresa, Corcovado Cristo Redentor.
Ouf! Quelle journée! Juste par le titre de la journée, vous voyez qu’elle a été occupée!!! Nous avions prévu prendre un taxi pour se rendre au centre-ville et de là, faire un circuit à pied de tout le secteur. Parfois la journée ne se passe pas comme prévue…
Après le petit déjeuner à l’hôtel (comme cité ci-haut: très abordable et on confirme que c’est vraiment très bon), nous prenons un taxi: Direction Escadaria Selarón. Le chauffeur nous amène à Escadaria Selarón et à notre arrivée, il nous dit que comme chauffeur de taxi, il a l’obligation de nous suivre pour notre protection. Et nous sommes à même de constater que le coin semble dangereux (prostitution, drogue…) et qu’il vaut peut-être mieux qu’il nous attende (en effet)! Notre chauffeur semble aussi déterminé à nous faire comprendre que, vu la température qu’ils annoncent pour le reste de la semaine, tout est aujourd’hui et non demain ou après-demain. Nous décidons donc d’y aller pour la totale et ne pas se casser la tête. Il sera notre guide et, par surcroît, notre agent de sécurité. Sachez qu’il a fait beau le reste de la semaine… Nous avons aussi compris que les prévisions pour Rio ne sont pas fiables et que le temps peut changer rapidement.
Alors voici la séquence de cette journée:
1e arrêt: Escadaria Selarón: Site vraiment particulier et oeuvre urbaine magnifique que Jorge Selarón a laissé à la ville de Rio. L’escalier Selarón fait 125 mètres de longueur et comporte 215 marches. Il comporte 17 paliers, a 16 entrées, et fait 4 mètres de largeur. Il est orné sur toute sa longueur de plus de 2 000 carreaux de faïence venant de 120 pays différents. Bien entendu, nous avons monté les 215 marches qui mènent au Convento Santa Teresa. Notre chauffeur nous a demandé, rendu en haut, de ne pas aller ni vers la gauche ni vers la droite; sécurité oblige. Nous l’avons écouté. Prenez un peu de temps pour regarder les tuiles sur les murs de côté. Vous constaterez que les tuiles viennent de partout dans le monde.
2ème étape: Cathédrale São Sabastiao: Chemin faisant, nous passons sous l’Arcos de Lapa, un aquaduc construit au 18e siècle pour amener l’eau de la rivière Carioca vers la ville de Rio. Puis arrêt à la cathédrale (https://catedral.com.br), le temps de la visite. Édifice atypique construit entre 1964 et 1976, représentatif du courant brutaliste de l’architecture moderniste. La cathédrale peut contenir jusqu’à 20 000 personnes. L’architecture, la sobriété de l’édifice et son gigantisme nous plaisent beaucoup. Les vitraux sont magnifiques. C’est une belle cathédrale qui, selon nous, vaut une visite.
3ème étape: Monteiro de São Bento (Abbaye de Saint-Benoit): (https://www.mosteirodesaobentorio.org.br) L’abbaye date de 1590 et est une des plus ancienne du Brésil. Ses dorures sont impressionnantes et montrent le côté ostentatoire de la religion catholique de cette époque.
4ème étape: Balade dans le quartier Santa-Teresa: C’est là que l’on retrouve le tramway comme on en retrouve à Lisbonne.
5ème étape: Corcovado Cristo Redentor (pour avoir toute l’information sur cette activité, assurez-vous de lire aussi la première partie de la journée 3).
C’est le fameux Christ Rédempteur qui fait partie du paysage unique de Rio. C’est aussi là que notre chauffeur s’est complètement révélé! Un « local » sait et connaît les façons de faire. Disons que les Grands-Parents aiment la découverte mais ont été rassurés de la prise en charge du chauffeur. Alexandre (c’est le nom de notre chauffeur) nous informe que pour les plus de 60 ans, nous pouvons avoir une passe rapide à la moitié du prix. On nous avait dit que l’attente pouvait être longue pour l’achat des billets mais pour les Ti-Vieux, aucune attente! Le prix du billet est de 84 Rais$ (sinon, 228 rais$ si acheté en ligne – Tiqets, Viator, GetYourGuide- et ils ne parlent aucunement de rabais liés à l’âge. Bien entendu!).
La montée vers le site se fait dans des VUS et non pas avec le tramway par câble (seul désavantage du traitement royal lié à l’âge, car on aurait bien aimé l’expérience du tram à câble). Et puis voilà, nous sommes au Cristo Redentor. Inutile de décrire. Vous savez qu’il faut y aller! Passez par Rio sans voir le Cristo Redentor c’est comme passer à Paris et ne pas voir la Tour Eiffel.
Fin d’une journée bien remplie. Il faut dire au revoir à notre chauffeur et payer la note. Comme rien n’avait été discuté, nous ne savions pas trop à quoi nous attendre. Sa facture s’est montée à 1100 rails$ (275$CA), ce qui nous a semblé acceptable pour le service qu’il nous a donné et la tranquillité d’esprit dans les coins moins sécuritaires. Nous vous recommandons donc Alexandre pour la qualité de son service. Il ne parle que portugais (peu de gens parlent anglais et encore moins le français) mais avec les traducteurs automatiques dans nos cellulaires, on finit par se comprendre! Alexandre est sur WhatsApp et il est un grand-parent comme nous! Si vous le contactez, nous vous suggérons de parler d’un tarif à l’avance. Et dites-lui que c’est par le blog des grands-parents canadiens que vous avez eu son nom! Alexandre Miranda WhatsApp: +55 21 96450-0259.

Capsule Adventice: Escadaria Selarón s’appelait d’abord Escadaria da Lapa, nom du quartier où se trouve l’escalier. Jorge Selarón, un Chilien arrivé au Brésil en 1983, a décidé dès 1990, de recouvrir de tuiles multicolores l’escalier montant au couvent de Ste-Thérèse. L’escalier a été terminé en l’an 2000. C’est alors devenu l’Escadaria Selarón! Devant l’intérêt suscité par son œuvre, des gens ont commencé à lui envoyer des tuiles de partout dans le monde. C’est ainsi qu’après 2000, Selarón a commencé à couvrir aussi les murs adjacents.




Capsule Adventice: Arrêt pour manger en fin de journée dans un Churascaria. Restaurant typique brésilien qui vous propose un bar à salade (avec plus que des salades) et des viandes grillées (churasco) à volonté. Les serveurs se promènent avec des brochettes de viande et vous offrent d’en prendre. Un petit carton de la forme d’un sous-verre peut être tourné du côté vert (on veut de la viande) ou du côté rouge (on prend une pause ou on en veut plus). C’est biensûr un peu plus cher qu’un restaurant régulier mais l’expérience est intéressante et typiquement brésilienne.
Jour 3
Corcovado Cristo Redentor (bis), Jardim Botânico, magasinage sur Avenida Nossa Senhora de Copacabana et Feira Noturna de Copacabana.
D’autres blogs consultés nous proposent d’utiliser des plateformes comme GetYourGuide, Tiqets ou Viator pour l’achat de billets d’entrées pour le Corcovado Cristo Redentor ou encore pour le Pão de Açucár en nous garantissant une entrée avant la foule. Oubliez les achats en ligne; rendez-vous sur place et achetez sur place; c’est moins cher et, en plus, les Ti-Vieux de 60 ans et plus bénéficient d’un escompte. Alors NOUS avons fait l’erreur d’acheter nos billets à l’avance via Tiqets pour cette journée 3. Malgré que nous y soyons allés la veille, nous avons décidé d’y retourner et vivre l’expérience du tram à câble. Voir le Cristo Redentor deux fois n’est pas une mauvaise idée!
Départ de l’hôtel en taxi vers 8h30.
Première activité: Corcovado Cristo Redentor (bis): L’embarcadère du tramway est situé dans la ville; beaucoup plus bas que le débarcadère de la veille. Nous sommes arrivés vers 9h00 et déjà il y avait pas mal de monde…. L’achat de notre billet en ligne nous a sauvé environ 15 minutes mais l’attente pour monter à bord du tramway a été d’une bonne heure. On s’est fait dire que la veille, il y avait moins de monde parce qu’ il n’y avait pas de bateau de croisière amarré!!! Et c’est apparent qu’il y a des bateaux de croisière, avec tous ces guides qui tiennent des petites pancartes dans les airs. Enfin…. Il faut faire avec! Nous vous recommandons de vous informer à l’avance afin de voir s’il y a des bateaux de croisières la journée où vous voulez y aller et aussi d’y aller très tôt. Encore plus tôt que nous (le site ouvre à 8h00 et ferme à 19h00). Un guide de Rio nous a même dit que le site ouvre à 6h30…. Mais attention, le site internet de Corcovado Cristo Redentor ne valide pas cette information. Informez-vous à l’hôtel avant de vous rendre pour rien.
Le tramway est très intéressant (nous on aime ce genre de ballade)! Tout en haut, des escaliers (réguliers ou mobiles) nous permettent de nous rendre au monument tant attendu. Un Français rencontré à Paraty nous avait dit que tout en haut, les gens étaient collés comme des sardines. Et bien il n’avait pas raison la veille mais il avait raison pour cette journée… C’est un peu trop selon nous mais nous devons accepter de partager les beautés du monde n’est-ce pas? Mais disons que comme expérience, celle de la veille a été bien meilleure. On le répète, informez-vous s’il y a présence ou non de bateaux de croisières. Ça fait toute la différence!
Mais malgré l’affluence, malgré l’attente, malgré la chaleur, il FAUT absolument aller au Corcovado Cristo Redentor! Ce n’est pas juste un incontournable de Rio, ni du Brésil, c’est tout simplement un incontournable au monde!
Cette fois-ci, ayant tout notre temps, nous avons décidé d’aller au petit café/bar tout à côté du monument et qui offre une vue imprenable sur Rio. Malgré qu’il soit 11h00 nous ne raterons pas la chance de prendre une bière dans un endroit aussi majestueux. Des pão de queijo (pains au fromage) tout frais ont aussi accompagné notre bière.
Deuxième activité: Jardim Botânico: Déplacement en taxi pour le Jardim Botânico (Jardin Botanique) de Rio. Encore une fois, c’est payant d’être un aîné (60 ans et plus) car l’entrée habituelle de 73 rais$ par personne nous est laissée à 36,50 rais$.
Le Jardim Botânico a été créé en 1808. Aucune comparaison avec le Jardin Botanique de Montréal que nous connaissons bien. Jardin intéressant si vous aimez les jardins botaniques et avez du temps pour le faire. Sinon, sautez cette activité.
Troisième activité: magasinage sur Avenida Nossa Senhora de Copacabana: Rue parallèle à la plage de Copacabana à un bloc plus à l’intérieur. Vous y trouvez tous les magasins et restaurants pour vous satisfaire.
Quatrième activité: Feira Noturna de Copacabana: En soirée, nous sommes allés nous promener à la Feira Noturna de Copacabana (Foire Nocturne de Copacabana). Cette foire est située tout à côté de l’hôtel (autre raison de choisir le Orla Hôtel!) et se trouve sur le terre plein de l’Avenida Atlântica (l’avenue de la plage de Copacabana). Le marché est ouvert du lundi au samedi à tous les soirs de 18h00 à minuit. Une visite vaut la peine; surtout si vous voulez acheter des souvenirs de Rio ou du Brésil. Un fait important ici: presque tous les produits vendus sont fabriqués au Brésil. Vous revenez donc avec des souvenirs authentiques et vous faites des achats locaux. On aime ça d’même!!! Le marché est vraiment intéressant, ne serait-ce que pour voir. Mais gardez un œil sur vos affaires personnelles car ici, c’est l’endroit rêvé pour les pickpockets. Il ne nous est rien arrivé mais il ne faut pas baissé la garde! Nous vous conseillons aussi d’y aller plus tôt que tard. La jungle plus dangereuse a tendance à sortir plus tard en soirée.

Capsule Adventice: Petit rappel de ce qu’est Corcovado Cristo Redentor: D’abord, Corcovado est le nom de la montagne (710 mètres d’altitude, un peu moins que deux fois le Pain de Sucre) sur laquelle est construit le Cristo Redentor. La statue célèbre de Jésus a été inaugurée en 1931 et fait une hauteur de 38 mètres (30 pour le Christ et 8 pour le piédestal).

Capsule Adventice: Le nouveau tramway électrique menant en haut du Corcovado a été inauguré en 2019. Il a été précédé par 3 autres versions depuis le tout premier en 1884. Le tramway de Corcovado est le premier tramway au monde à avoir eu une vocation purement touristique. De 1884 à 1931 (année d’inauguration du Cristo Redentor), le tramway ne servait qu’à rejoindre le belvédère.




Jour 4
Favela Rocinha et Roxy Dinner Show.
En avant-midi: Visite de la Favela Rocinha: Lieu de rencontre: sortie de la station de métro São Conrado. Nous marchons vers le métro Général Osorio; point de départ de notre journée. Le coût du trajet aller simple est 7,50 rais$ par personne. Cette ligne de métro a été inaugurée en 2018 et est très propre et très sécuritaire (toujours valider au préalable avec les concierges de votre hôtel). Le tour pour visiter la favela choisi est le « Rocinha Tour » par la compagnie Favela Lives Tour (favelalivestour.com.br) WhatsApp: +55 21 99930-8222. Des tours sont disponibles deux fois par jour en anglais et une fois par deux jours en français. Coût 200 rais$ par personne. Rencontre avec notre guide Carlos Enrique à 10h00 au métro São Conrado.
La visite de Rocinha (prononcer Rocigna) débute par la montée (à moto derrière un conducteur expérimenté) tout en haut afin de découvrir une vue exceptionnelle sur Rio! Carlos Enrique habite la favela depuis toujours. Totale crédibilité! Votre tour vous apprendra l’histoire de la favela, sa façon de fonctionner ou de ne pas fonctionner, l’implication ou non du gouvernement, la création du crime organisé qui contrôle la drogue et la « sécurité » des lieux; bref, comment une société en marge trouve son fonctionnement. Vous apprendrez ce qu’est le capoeira, vous découvrirez l’artiste de rue Wark (dans la même veine que Banksy mais moins discret), vous aurez des points de vues époustouflants. On vous indiquera les endroits où vous ne pouvez pas prendre de photos. Écoutez la consigne! Bref, vous n’allez pas vous ennuyer. Est-ce sécuritaire? Totalement! Comme la favela est sous le contrôle du crime organisé, tout le monde a à bien se tenir car un simple méfait peut avoir de lourdes conséquences. Alors tous les habitants se tiennent les « fesses serrées » et comme tous les visiteurs sont de bonnes gens, et bien toute la communauté de la favela veillent sur eux. On recommande fortement la visite d’une favela.
Au retour par le métro, nous découvrons une petite cantine : Cantina da Praça (coin rua Jangadeiros et rua Visconde de Pirajá) (https://g.co/kgs/mCWpNSQ). Cuisine exceptionnelle à prix raisonnable. Nous avons beaucoup aimé!
En après-midi: Après le repas, nos marchons jusqu’à notre hôtel, histoire de sentir la vibration de cette partie de la ville. Cette section de la ville est située entre les plages de Copacabana et Ipanema. Fiez-vous sur Google Map pour circuler d’un endroit à l’autre car autrement, vous pouvez facilement vous perdre.
En soirée: Roxy Dinner Show: Situé dans l’ancien cinéma Roxy (coin rua Bolivar et Avenida Nossa Senhora de Copacabana) complètement transformé, il peut accueillir jusqu’à 680 personnes. Le spectacle, créé en octobre 2024, offre une expérience multisensorielle immersive qui relie le public à la culture brésilienne. Le théâtre se marche à pied de l’hôtel Orla! Deux options s’offrent à nous: spectacle seulement (400 rais$ par personne) ou spectacle et souper (580 rais$ par personne). Le repas est très bon mais ce n’est pas un incontournable. Si vous avez votre restaurant favori, allez-y et ne prenez que le spectacle.
Le spectacle est grandiose et relate toute la riche culture du Brésil. Nous vous le conseillons. Personnellement, nous aurions aimé plus de danse carnavalesque, de samba et peut-être un peu plus d’aide à comprendre l’histoire, qui n’est racontée qu’en portugais. Une traduction sommaire aurait aider, pour ceux qui ne parlent pas la langue, à mieux apprécier. Ceci dit, le spectacle est grandiose et vaut le déplacement. Nous avons aimé!
Au sortir du spectacle (23h00), heure du « couvre-feu » décrété par le concierge de l’hôtel comme étant l’heure plus dangereuse pour se promener à Copacabana, nous avons demandé au serveur s’il valait mieux retourner par l’Avenida Nossa Senhora de Copacabana ou par l’Avenua Atlantico, il nous répond sans hésiter « Avenida Atlântica » et sur Atlântica, du côté de la plage car il y a plus de monde. C’est ce que nous avons fait et tout a bien été. Sinon, ne prenez pas de chance et prenez un taxi.

Capsule Adventice: Les favelas ont commencé à exister dans les années 50 lorsque les tunnels, pour relier les quartiers entre eux, ont été creusés dans les montagnes. Le besoin de main-œuvre a amené des gens de partout pour venir travailler. Le prix des loyers étant élevés en ville, les gens devaient habiter beaucoup plus loin et devaient faire parfois plusieurs heures pour se rendre au travail. Certains ont donc décidé de se construire des maisons à flanc de montagne, là où personne ne voulait aller afin de se rapprocher du travail. Hors, ces constructions n’étaient pas légales. On s’est donc retrouvé avec des quartiers complètement désorganisés. En passant, le nom « favela » vient du fait qu’au pied de la première favela, il y avait culture de fèves…. Comme quoi ça peut être très simple.

Capsule Adventice: La favela visitée est Rocinha. Le nom Rocinha veut dire la petite ferme car les premiers habitants cultivaient et vendaient des produits de leurs petite ferme. Rocinha est la plus grosse favela de Rio. Elle compte 200 000 personnes, même si le gouvernement déclare qu’il y a 75 000 personnes pouvant ainsi se soustraire à ses obligations d’offrir les services publics: écoles et hôpitaux! Et combien y a-t-il de favelas à Rio? Les quatre personnes du groupe ont répondu: entre 20 et 30…. Et bien il y en a 763…. C’est énorme!
Capsule Adventice: Favela Lives Tour propose aussi d’autres tours dont un qui semble très intéressant: Montée les montagnes Dois Irmãos (Deux Frères) et visite de la favela Vidigal (points de vue époustouflants sur Rio). Nous n’avons malheureusement pas eu le temps de faire cette excursion mais nous promettons de la faire si on y retourne.

Jour 5
Copacabana.
Dernière journée à Rio! Nous avons décidé de faire la farniente à Copacabana! D’abord, il faut dire que la plage et l’Avenida Atlântica qui la borde font 4 km de long. C’est assez pour avoir du plaisir pour une journée!
Cette plage célèbre a une histoire intéressante. Sachez qu’elle a été « fabriquée » de toute pièce. En effet, entre 1969 et 1971, l’Avenida Atlântica a été doublée et la plage recréée en y amenant des tonnes de sable en provenance d’autres plages!
Copacabana est l’endroit idéal pour le jogging; les grands-parents s’en sont donné à coeur joie (y aller tôt le matin pour éviter la chaleur)! La promenade à pied peut se faire sur la plage ou sur le trottoir adjacent (4 km aller et 4 km retour). La plage près de notre hôtel est plus étroite. Du milieu jusqu’au bout (portion de Leme), la plage est beaucoup plus large.
Copacabana est divertissant en tout temps, que ce soit par: des joueurs de volleyball, de fut volley (un mélange impressionnant de football et de volleyball), de vendeurs itinérants.rants, de la jungle variée de gens, des corps sculptés au couteau, des corps moins sculptés au couteau mais tout aussi bien dans leurs peaux, des gamins des favelas qui se baignent, des cyclistes ou joggeurs, des restaurants, des caipirinha (boisson typique de Rio), des toilettes propres et gratuites, de la propreté du site et de la plage, rien ne vous fera vous ennuyer à Copacabana. Notez que l’eau est fraîche (étonnant avec toute la chaleur qu’il fait) et risque de ne pas être salubre à la baignade (les égouts des favelas se jettent directement dans la mer). Donc Copacabana pour tout sauf peut-être la baignade. Gardez votre baignade pour la piscine de l’hôtel.
Il est certain que vous ne vous ennuierez pas à Copacabana. Et pour des grands-parents, impossible d’être à Copacabana sans avoir, en ver d’oreille, la célèbre chanson de Barry Manilow! 🎶Her name was Lola!
Deux autres plages célèbres sont tout près de Copacabana (une petite montagne les sépare): Ipanema et Leblon. Ipanema (connue aussi pour la célèbre chanson: Ipanema Girl) et Leblon semblent être en continue mais un canal qui relie la lagune à l’océan les séparent. Nous ne sommes pas allées sur ces plages mais les avons vues en passant en taxi. Elles semblent bien belles. Elles sont réputées pour être très tranquilles et totalement inactives le soir.
Capsule Adventice: La plage probablement la plus célèbre au monde doit son nom à copa caguana, qui, en langue quetchua veut dire: lieu lumineux. Vous me direz: mais les Quetchua sont les autochtone de Bolivie? Et bien, vous avez raison mais sachez aussi qu’il existe un Copacabana au bord du lac Titicaca en Bolivie célèbre pour sa vierge noire. Cette vierge est devenue importante pour tous les marins Européens qui gardaient avec eux une copie de la statue. Un jour, en 1754, le moine portugais Antonio de Desterro Malheiros s’est retrouvé au milieu d’une tempête. Il a alors imploré la vierge de Copacabana de lui venir en aide en lui promettant de lui construire une église. C’est sur une plage de Rio qu’a échoué notre marin. Il a bien construit l’église promise (disparue depuis) et a donné le nom de Copacabana à ce qui allait devenir la plage la plus célèbre au monde!


C’est avec beaucoup de tristesse que nous avons quitté Rio de Janeiro. Nous avons beaucoup beaucoup aimé cette ville. Nous qui avons passablement voyagé, nous la plaçons dans le haut de nos villes préférées. Nous devrions tous vivre au moins une fois Rio. Notre recommandation: rester un minimum de 4 jours. C’est un minimum et vous verrez que vous serez occupés. Plus de jours? Certainement, ne serait-ce que de juste pouvoir relaxer et profiter des plages.

